L’aide de l’Etat aux casinos terrestres porte sur la fiscalité
La profession des jeux en France devrait être satisfaite par les mesures annoncées par le gouvernement français afin de venir en aide à ce secteur qui est doublement touché par la crise économique et l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne dès le 1er janvier 2010. Depuis plusieurs mois, les principaux groupes de casinos français, Partouche, Tranchant et Barrière ont en effet exprimé leurs inquiétudes à l’Etat, soulignant notamment que la préservation de nombreux emplois dans le secteur est dans la balance.
L’Etat semble avoir finalement répondu favorablement à leur demande d’aide, Michèle Alliot Marie se prononçant en faveur de celle-ci depuis plusieurs mois. Ainsi, cette aide devrait apparemment passer par un coup de pouce fiscal sans, pour autant, que l’Etat ne réponde favorablement à leur demande d’abattement fiscal sur deux exercices fiscaux. Berçy a mis son veto à une telle idée qui aurait coûté pas moins de 200 millions d’euros. A l’inverse, les mesures d’aide destinées aux casinos devraient seulement coûter à l’Etat et aux contribuables 40 millions d’euros, somme importante certes mais toujours plus faible que le 200 millions d’euros initialement demandés.
L’Etat devrait dans les semaines qui viennent passer un décret afin de lancer les mesures d’aide. Ce décret sera applicable de manière rétroactive depuis novembre 2008 et non pas depuis sa mise en application.
C’est un coup de pouce qui s’avère en tout cas salutaire puisque les casinos terrestres sont dans une mauvaise passe depuis le début de l’année, leur chiffre d’affaire chutant et les 18 000 personnes employées par le secteur craignant fortement pour leur emploi. Le message de l’Etat devrait ainsi rassurer les groupes de casinos français qui appréhendent beaucoup cette période et craignent de souffrir de l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché, ce que plusieurs études ont récemment mis en lumière.





